Vert

Le vert tombe en vilaines taches sur la neige fondante, c'est la fin de la fête, la fin de l'euphorie. Désormais la lumière s'éteint, les nuits seront obscures de nouveau et dans la journée l'eau ruisselle le long de l'écorce noire des arbres dans l'herbe vert sombre. Ah, quel mal!

Alors il faut fuir.

Mais en revenant des pays brûlés, des ocres, des gris brillants, les yeux encore éblouis par les blancs, le retour dans le vert est d'autant plus douloureux. L'herbe grasse et les forêts verdoyantes rappellent la vie à l'ombre de tous les jours, les obligations et la solitude.

Vous connaissez la solitude verte?

Je me suis rendu compte que je n'utilisais jamais le vert dans mes peintures. J’ai alors commencé à étudier cette couleur en l’isolant dans des blancs pour lui enlever toute association émotionnelle et la rendre supportable à mes yeux.

Mon voyage en Inde et la découverte des verts de ce pays ont ajouté un autre aspect à ce travail, qui est étroitement lié à la série « The Wanderer ».